exhibition

10e Exposition des Peintres du Paris Moderne


ID: 1083, Status: proof read
Exhibition period:
Jan 22‒Feb 15, 1913
Type:
group
Organizing Bodies:
Galerie La Boëtie / Société des Peintres du Paris Moderne
Currency:
F (French Franc)
Quickstats
Catalogue Entries: 199
Types of Work: painting and drawing: 42, other medium: 25, unknown: 132
Artists: 32
Gender: female: 2, male: 26
Nationalities: 3
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Date Title City Venue Type
Date Title City Venue # of common Artists
Oct 25‒Nov 10, 1905 Société des Peintres du Paris Moderne.Troisième Exposition Paris Galerie des Artistes Modernes 3 artists
Feb 5‒25, 1907 Société des Peintres du Paris Moderne. Quatrième Exposition Paris Grand Palais des Champs Elysées 4 artists
May 1‒31, 1907 Ausstellung französischer Kunstwerke Stuttgart Museum der bildenden Künste 3 artists
May 9‒12, 1914 Collection Roger Marx. Tableaux, Pastels, Dessins, Aquarelles, Sculptures Paris Galerie Manzi, Joyant 2 artists
Nov 2, 1905‒Jan 1, 1906 Tenth Annual Exhibition Pittsburgh Carnegie Institute 4 artists
Mar 2‒Apr 2, 1907 L'Exposition d'Art Français Contemporain au Chateau Des Rohan Strasbourg Chateau des Rohan 2 artists
Oct 18‒Nov 25, 1905 Salon d'Automne. 3e Exposition Paris Grand Palais des Champs Elysées 7 artists
Apr 24‒Jun 30, 1913 Seventeenth Annual Exhibition Pittsburgh Carnegie Institute 4 artists
May 29‒30, 1906 Vente Aux Enchères Publiques Des Tableaux, Études, Aquarelles, Pastels, Dessins, Eaux-Fortes, Gravures, Sculpture, Objets D'Art Paris Hôtel Drouot 2 artists
Apr 25‒Jun 30, 1912 Sixteenth Annual Exhibition Pittsburgh Carnegie Institute 3 artists
Oct 1‒Nov 8, 1908 Salon d'Automne. 6e Exposition Paris Grand Palais des Champs Elysées 2 artists
Apr 27‒Jun 30, 1911 Fifteenth Annual Exhibition Pittsburgh Carnegie Institute 2 artists
Oct 6‒Nov 15, 1906 Salon d'Automne. 4e Exposition Paris Grand Palais des Champs Elysées 3 artists
Jul‒Aug 8, 1908 The London Salon of the Allied Artists' Association. 1st year London Royal Albert Hall 3 artists
1912 Sommaire des Peintures et Sculptures de l'École Contemporaine exposées dans les Galeries du Musée National du Luxembourg Paris Musée National du Luxembourg 2 artists
1913 Exposition Universelle et Internationale de Gand en 1913: Groupe II. Beaux-Arts: Œuvres modernes. Ghent Exposition universelle de Gand 3 artists
Apr 13‒Jul 1912 Stedelijke Internationale Tentoonstelling Van Kunstwerken Van Levende Meesters Amsterdam Stedelijk Museum 2 artists
01/06/1905 - end/10/1905 IX. Internationale Kunstausstellung Munich Königlicher Glaspalast 3 artists
Organizing Committee
"Société Des Peintres du 'Paris Moderne'
Président : J.-F. Raffaëlli, O. *.
Présidents d'Honneur : MM. Léonce Bénédite, *, Conservateur Du Musée Du Luxembourg ; Georges Cain, O. *, Conservateur du Musée Carnavalet ; Antoine Guillemet, C. *.
Fondateur : M. Jean Guiffrey.
Vice-Président : M. Jean Lefort.
Secrétaire Général : M. Charles Igounet de Villers, 77, Rue Dareau.
Secrétaire-Trésorier : M. Mantelet Martel.
Délégué à la Presse : M. Alcanter de Brahm.
Conseil Judiciaire : M. Paul Manceau, Avocat à la Cour d’Appel.", p. 3
Catalogue
10e Exposition des Peintres du Paris Moderne. 1913.
Nr. of pages: 16.
Holding Institution: Bibliothèque des Arts Décoratifs
Preface
Bénédite, Léonce: Avant-Propos, p. 5-7 (I-IV)

"Voici, mes amis, la dixième année d'existence de notre petite Société des Peintres du Paris Moderne. Dix ans, c'est une étape qui compte dans la vie d'un homme ; elle ne compte pas moins dans celle d'une Société. Dix ans, cela représente bien des vicissitudes : des obstacles à franchir, des difficultés à vaincre, des lacunes à combler, des vides et des renouvellements. Cette période de la vie sociale est, comme dans la vie humaine, la période critique, celle de la formation et du développement, la plus exposée aux petites misères et aux graves accidents. Votre petite famille l'a cependant traversée sans subir de trop pénibles épreuves. Elle a sans doute un peu voyagé, mais elle ne s'est pas trop dispersée en route. C'est l'essentiel. Elle se retrouve aujourd'hui plus solidement groupée que jamais à la veille d'une prochaine étape. Elle a passé les jours les plus inquiétants de l'âge de croissance. Elle est comme un corps adulte, jeune encore, bien constitué, sain et vigoureux, qui ne demande qu'à prospérer.
Le phénomène n'est point banal au milieu de tant de groupements qui s'effritent tous les jours ou qui ne sont pas nés viables. Le besoin d'association, c'est-à-dire le sentiment de la solidarité, le désir impérieux de l'appui mutuel, s'étend et se fortifie de plus en plus dans tous les milieux sociaux. Les artistes n'y pouvaient échapper. C'est qu'ils n'ont pas seulement des intérêts communs à défendre, ils ont aussi quelquefois un idéal commun qu'ils se plaisent à soutenir (ou simplement à partager. Et le lien moral qui les unit alors est souvent plus fort que le lien artificiel qui les attache dans la communauté de leurs intérêts matériels. Car cette communauté d'intérêts peut être momentanée, tandis que l'orientation de l'évolution d'un artiste est moins sujette à changer. Nos intérêts et nos [p. I]
affaires ne dépendent pas toujours de nous-mêmes, la direction de la carrière de l’artiste est principalement le fait de son tempérament. Il y a plus de fixité dans un idéal commun.
C’est cette base très ferme qui a assuré le privilège d’une durée continue à telle ou telle famille d’artistes née d’une identité de goûts et de tendances. Pour prendre un exemple exactement parallèle, la Société des Peintres Orientalistes n’a cessé de prospérer depuis plus de vingt ans, en raison des penchants communs, es aspirations communes qui, malgré la diversité des naturels et e l’éducation, unissent ce petit peuple d’artistes voyageurs, avides de sensations inconnues, dans la recherche des effets pittoresques à travers l’exotisme des races et l’imprévu du décor.
La Société des Peintures du Paris Moderne est fondée entièrement sur un idéal analogue, à la différence seulement qu’il lui est tout opposé. Un même lien moral unit tous ses membres, lien solide, attaches étroites qui assurent sa cohésion à la vaillante petite phalange. Ce lien moral, cet idéal commun, c’est l’amour de notre Paris. Amour sentimental, assurément, pour une bonne part, qui nous remplit le cœur à tous, Parisiens d’origine ou Parisiens d’occasion, pour ce foyer lumineux de vie ardente, de pensée active, de labeur fécond, dont l’atmosphère seule est le meilleur excitant de l’esprit, le stimulant le plus efficace au bon travail. Qu’ils le connaissent mal, notre Paris aux fièvres saintes, aux fermentations sacrées, ces étranges frivoles qui n’en viennent gouter que les plaisirs, de se doutant même pas de ce que certains de ces plaisirs, ne se doutant même pas de ce que certains de ces plaisirs ont coûté de veilles ! Qu’ils la jugent faussement et grossièrement, cette aimable et accueillante cité qui, avec ses splendeurs et ses grâces, n’en est pas moins plus que tout autre la grande Cité du Travail. C’est bien la « roue » divine ou bien la « fournaise » dont parle le poète dans son délire prophétique :

Là, dans les nuits d'hiver et d'été, quand les heures
Font du bruit en sonnant sur le toit des demeures,
Parce que l'homme y dort, là veillent des Esprits
Grands ouvriers d'une œet sans nom et sans prix. [p. II]

La nuit leur lampe brûle et le jour elle fume ;
Le jour elle a fumé ; le soir elle s’allume,
Et toujours et sans cesse alimente les feux
De la fournaise d’or… (I)

Mais l’amour qui vous guide, chers amis, n’est pas seulement d’ordre sentimental, il est aussi d’ordre pittoresque et plastique. Vous aimez cotre Cité pour elle-même. Vous aimez le sourire joyeux ou mélancolique de son ciel, reflété avec tant d’éclat ou de douceur triste sur le grand ruban moiré de son fleuve ; vous aimez le front auguste de ses palais, cette magnifique toison de verdure qui la sillonne et qui l’environne. Vous aimez tout ce qui fait sa beauté, sa grandeur et sa gloire. Cependant cette splendeur vous éblouit un peu, votre admiration, si vive soit-elle, reste un peu platonique. Vous voulez découvrir l’âme à travers le visage et vous préférez à toute cette majesté, à tout es ces belles ordonnances, à ce magnifique décor, es beautés plus discrètes, des grâces plus fines et plus pénétrantes, vous aimez de Paris surtout ce qu’on appellerait la « beauté du diable ». Vous, recherchez de préférence tout ce qui réveille en vous l’image qui s’efface du passé, tout ce qui vous parle des générations humaines qui se sont succédé pour vivre, aimer, travailler, souffrir comme nous tous, sous ces vielles pierres. Vous êtes des artistes et vous voulez que les choses aient un langage.
Il n’en reste plus malheureusement beaucoup, dans notre Paris, de ces vieux coins d’autrefois, si propices à la méditation et au rêve. Paris se transforme vertigineusement tous les jours sous la pioche et le cordeau du Progrès. Rassurez-vous ! je ne dirai plus de mal des architectes ; ils sont trop faciles à émouvoir, vous ne l’avez pas oublié. Mais rien n’est indifférent sous le ciel léger de Paris et dans son atmosphère fine et bleutée. Il y a pour le peintre une source inépuisable d’inspirations et des réserves de chefs-d’œuvre. Il n’est pas un aspect, si stérile soit-il en apparence, qui ne soit capable d’éveiller l’ima- [p. III]
gination d’un artiste. N’en avez-vous point tout près de vous, bien mieux, à votre tête, le plus extraordinaire exemple ?
Voyez quel monde de sensations et d’émotions ont suscité le pinceau, le crayon ou la pointe de J.-F. Raffaëlli ! Il ne lui a pas fallu des dômes, des campaniles ou des colonnades comme à un Guardi ou à un Piranesi. Il s’est contenté de tout ce qu’il a rencontré de plus banal, de plus médiocre, de plus chétif même et e plus déjeté : terrains galeux de « Fortifs », pauvres vielles bêtes efflanquées et quel monde : Chiffonniers, loqueteux, tondeurs de chiens, coupeurs de chats..! De toutes ces choses indifférentes ou méprisables, il a tiré de tels éléments de pittoresque et je dirai plus, de sentiment, il a su par une vertu tout exceptionnelle qui est celle du véritable artiste, nous intéresser si profondément à toutes ces choses misérables, à tous ces pauvres êtres et ces pitoyables animaux, qu'il nous a fait découvrir comme un monde nouveau et attachant, pour nos yeux autant que pour notre sensibilité, et qu'il a constitué, pour ainsi dire de rien, la forme d'art la plus touchante et la plus originale.
Vous ne pouviez, mes chers camarades, recevoir une plus éloquente démonstration. C'est sur ce conseil d'un vieil ami et sur ce grand exemple que je vous laisse, non sans former le vœu, à la veille de cette nouvelle période de votre vie sociale, que la petite famille fondée par notre ami Jean Guiffrey, aujourd'hui retenu bien loin de nous par une mission si honorable, que l'active et vaillante Société des Peintres du Paris Moderne continue de prospérer dans l'union fraternelle de ses membres et le développement incessant de leur talent.
Léonce BÉNÉDITE. [p. IV]"
Catalogue Structure
"Société Des Peintres du 'Paris Moderne'", p. 3
"Membres d'Honneur", p. 4
"Avant-Propos", p. 5-7 (I-IV)
"Catalogue", cat. no. 1-197, p. 9-16
Additional Information
Other Mediums listed

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Recommended Citation: "10e Exposition des Peintres du Paris Moderne." In Database of Modern Exhibitions (DoME). European Paintings and Drawings 1905-1915. Last modified Jul 6, 2020. https://exhibitions.univie.ac.at/exhibition/1083