exhibition

Exposition des Œuvres de L. Bakst


ID: 378, Status: proof read
Exhibition period:
Jul 6‒Oct 15, 1911
Type:
solo
Organizing Bodies:
Musée des Arts Décoratifs
Quickstats
Catalogue Entries: 85
Types of Work: painting and drawing: 84, other medium: 1
Artists: 1
Gender: female: 0, male: 1
Nationalities: 1
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Date Title City Venue Type
Date Title City Venue # of common Artists
Feb 16‒Mar 2, 1913 XV. Jahrgang. 1912-13. Fünfte Ausstellung Berlin Paul Cassirer 1 artists
Jun 20‒Jul 9, 1910 Les Artistes Russes, Décors et Costumes de théâtre et Tableaux Paris MM. Bernheim-Jeune & Cie 1 artists
Mar‒Apr 1912 XL. výstava. S. V. U. Manes. Mir iskusstva. Sdružení ruských umělců v Petrohradě [XL. Exhibition of the Union of Fine Arts Manes. Mir Iskusstva. Association of Russian Artists in Saint Petersburg] Prague [Pavilion in Kinsky Garden] 1 artists
1909 Союз Русских Художников [Soyuz Russkikh Khudozhnikov : Union of Russian Artists] Moscow Moscow (exact location unknown) 1 artists
Mar 9‒Apr 14, 1912 La Libre Esthétique. La dix-neuvième Exposition à Bruxelles Brussels Brussels (exact location unknown) 1 artists
Nov 7, 1908‒Jan 6, 1909 XXXI. Ausstellung der Vereinigung Bildender Künstler Österreichs Secession. Moderne Russische Kunst Vienna Gebäude der Secession 1 artists
Feb 1906 Художественная выставка „Мир Искусства“ [Khudozhestvennaya vy'stavka „Mir Iskusstva“ : Art Exhibition "World of Art"] Saint Petersburg [Ekateriniskij zal] 1 artists
Feb 1913 Мир искусства [Mir iskusstva : World of Art] Kiev Kiev (exact location unknown) 1 artists
Feb 22, 1905 (Feb 9, 1905 o.S.) Выставка картин "Союз Русских Художников" [Vy'stavka kartin "Soyuz Russkikh Khudozhnikov" : Exhibition of Painting "Union of Russian Artists"] Moscow Moscow (exact location unknown) 1 artists
1909‒1910 VII Выставка Картин Союза Русских Художников [VII Vy'stavka Kartin Soyuza Russkikh Khudozhnikov : VII Exhibition of Paintings of the Union of Russian Artists] Moscow [Literaturno-Khudozhestvenny'j Kruzhok : Literature and art salon] 1 artists
1907 Выставка Картин Союза Русских Художников [Vy'stavka Kartin Soyuza Russkikh Khudozhnikov : Exhibition of Painting "Union of Russian Artists"] Saint Petersburg Saint Petersburg (exact location unknown) 1 artists
1910 Выставка Картин Союза Русских Художников [Vy'stavka Kartin Soyuza Russkikh Khudozhnikov : Exhibition of Paintings of the Association of Russian Artists] Kiev [Gorodskoj muzej] 1 artists
1908‒1909 VI выставка картин Союза Русских Художников [VI vy'stavka kartin Soyuza Russkikh Khudozhnikov : VI exhibition of paintings of the Union of Russian Artists] Moscow Moscow (exact location unknown) 1 artists
May 8, 1908 (Apr 25, 1908 o.S.) Выставка "Современных течений в искусстве" [Vy'stavka "Sovremenny'kh techenij v iskusstve" : Exhibition "Modern Trends in Art"] Saint Petersburg Saint Petersburg (exact location unknown) 1 artists
1908‒1909 Салон 1909 [Salon 1909 : Salon 1909] Saint Petersburg [In the rooms of the museum and "Menshikov's apartments"] 1 artists
Nov 15, 1906 Russische Kunstausstellung 1906 Berlin Eduard Schulte, Kunsthandlung 1 artists
Dec 17, 1909‒Feb 6, 1910 (Dec 4, 1909‒Jan 24, 1910 o.S.) Салон. Интернациональная выставка картин, скульптуры, гравюры и рисунков [Salon. Internaczionalʹnaya vy'stavka kartin, skulʹptury', gravyury' i risunkov : Salon. International Exhibition of Paintings, Sculpture, Prints and Drawings] Odessa Vladimir Izdebsky 1 artists
Feb 26‒Mar 27, 1910 (Feb 13‒Mar 14, 1910 o.S.) Салон. Интернациональная выстака картин, скульптуры, гравюры и рисунков [Salon. Internaczionalʹnaya vy'staka kartin, skulʹptury', gravyury' i risunkov : Salon. International Exhibition of Paintings, Sculpture, Prints and Drawings] Kiev Vladimir Izdebsky 1 artists
Oct 1‒Nov 8, 1908 Salon d'Automne. 6e Exposition Paris Grand Palais des Champs Elysées 1 artists
Apr 22‒Oct 31, 1907 VII. Esposizione Internazionale d’Arte della Città di Venezia Venice Giardini Pubblici 1 artists
Apr 23‒Oct 31, 1914 XI. Esposizione d'Arte della Città di Venezia Venice Giardini Pubblici 1 artists
Catalogue
Exposition des Oeuvres de L. Bakst. 1911.
Nr. of pages: 15.
Holding Institution: Bibliothèque des Arts Décoratifs
Preface
Vaudoyer, Jean-Louis: Léon Bakst, p. 3-7

"CE qui fait l'attrait principal et le plus grand prix des spectacles russes que l'on nous montre, à Paris, depuis cinq années, c'est que tous les éléments qui en composent la beauté sont d'ordre égal et de qualité supérieure.
Il ne saurait être question, ici, que des décors et des artistes qui les conçoivent ; leurs tentatives et leurs succès répétés transforment et rénovent peu à peu l'art de la décoration théâtrale.
De tous ces artistes, M. Léon Bakst est celui qui a eu les meilleures cl les plus nombreuses occasions de faire connaître un talent que personne ne discute plus aujourd'hui. Après cinq ballets et un grand drame, M. Bakst expose, au Musée des Arts Décoratifs, la plupart des dessins et des maquettes qui ont servi aux peintres-décorateurs et aux costumiers. Nous ne croyons pas nous tromper en disant que l'on organise une telle exposition pour la première fois. En général, et fréquemment avec raison, on ne trouve pas nécessaire de disposer sur une cimaise les croquis hâtifs et parfois [p. 3]

maladroits que le costumier exécute pour des personnages condamnés à évoluer dans un décor conçu par un second artiste, souvent mal d’accord avec le premier. Chez les Russes, on ne peut point redouter ce défaut d’harmonie, car c’est toujours au même peintre que la maquette du décor et les dessins des costumes sont confiés. Enfin, tous les artistes que M. de Diaghilew nous a fait connaitre, quelle que soit leur personnalité et quels que soient leurs gouts, obéissent à un même principe, qui leur défend de donner l’illusion de la nature par les moyens du trompe-l’œil et du cartonnage.
Les décors russes, - on l’a répété cent fois, - sont synthétiques : refusant de distraire le regard par mille petits détails « finis » avec soin, ils se contentent, par des alliances de deux ou trois couleurs, de faire éprouver une impression très forte, qui permet au spectateur d’achever par l’imagination tout ce que des omissions aussi adroites laissent facilement deviner.
Tous ces peintres-décorateurs sont aussi de sensibles, tendres ou puissants poètes. Et nous ne ferons que rappeler ici la forêt fantastique de l’oiseau de Feu, conçue par M. Golovine, la fête populaire du Pétrouehka, à la fois si rude et si raffinée, de M. Anisfeld et le grand ciel d’or et de laque rouge que M. Roerich plaça derrière les surprenants archers du Prince Igor.
M. Bakst est peut-être celui d’entre tous ces artistes qui subit et nous fait subir le plus profondément la poésie du sujet confié à son talent. Pour Cléopâtre, qui est la première œuvre de lui que nous vîmes représenter, il a su trouver des dispositions de cou [p. 4]
leurs et des coupes de vêlements qui fixent do la façon la plus heureuse l'impression que donnent les peintures des mastabas et les sculptures de granit. Rien de vague ni de flou : tous les contours sont nets, arrêtés, précis ; les colorations ont une valeur poudreuse et mate. C'est bien là le pays de la pierre, du sable et du soleil.
Après Cléopâtre, voici Schéhérazade, qui reste peut-être le chef-d’œuvre de M. Bakst. Ce grand harem, où l'air étouffant semble peint et comme appesanti par les reflets des murs émeraude et corail, représente l'Orient non seulement dans son aspect pittoresque, mais encore dans toute sa poésie intérieure et secrète. On goûte là par le sens de la vue, une ivresse qui atteint l’esprit.
Les costumes et les décors du Mystère de Saint Sébastien sont d’une inspiration plus composite. On y retrouve avec plaisir beaucoup des souvenirs que l’on rapporte des musées d’Italie. Ici, Giotto et Mantegna : plus loin, les singuliers et grimaçants bonshommes de certains primitifs siennois ; ailleurs, les pages de Gozzoli les guerriers de Piero. En agissant ainsi, M. Bakst, une fois de plus, a adapté son talent à l’ouvrage qu’on lui demandait d’illustrer : car, dans le poeme riche et touffu de M. d’Annunzio, les époques et les livres se mêlent comme dans le rêve à la fois méticuleux et passionné d’un humaniste et d’un savant.
Cette année, depuis Saint Sébastien, M. Bakst nous a montré une seconde fois les spirituels costumes du Carnaval ; un carnaval septentrional, qui déconcerte un peu les Français, pour lesquels Gilles, Arlequin et les Masques ont comme peintres attitrés Watteau et Gavarni. Mais les costumes inventés par [p. 5]
M. Bakst sont peut-être ainsi plus près de ce que Schumann rêvait ; et c’est sans soute le costume à volants bleus de Chiarina que portait, sur le pont de Londres où Heine la rencontra, cette mystérieuse Marie des Nuits Florentines, qui dansait, n’est-ce pas, au son de cette musique-là.
Toutes ses violences, flammes et éclats, M. Bakst a su les apaiser pour loger la jeune fille du Spectre de la Rose dans une chambre pure et bleue, où les rideaux de mousseline prolongent le clair de lune, tandis que le parfum des bouquets donne son haleine aux blancs rayons. Et c’est du cœur même de la nuit lourde rose de ténèbres, que surgit le léger fantôme, comme un délicieux démon.
Enfin, les visiteurs du Pavillon de Marsan verront à cette Exposition, les décors et les costumes de Narcisse, ceux de la Péri et, - outre une série d’études et de projets qui nous rappellent que M. Bakst n’est pas seulement un décorateur de théâtre, - quelques dessins exécutés pour Le Dieu Bleu.
Narcisse a d’abord surprise les spectateurs, au Châtelet. On s’attendait à un spectacle plus « antique » ; et le public, qui n’aime pas qu’on trouble ses habitudes, a été un peu déçu par un décor grec où il n’y avait ni temples, ni colonnes, et fort peu de péplums blancs. Pourtant, nous ne croyons pas qu’on puisse concevoir un décor plus conforme au sujet de Narcisse que ce sous-bois saturé par l’humidité des mousses et l’odeur de l’eau. Dans cette retraite sauvage et fraîche, rôdent d’abord de vertes divinités animales ; puis, fuyant les traits du jour, c’est là que viennent se reposer ou courir les bergers, à l’époque fabuleuse où les nymphes se laissaient atteindre et [p. 6]
Aimer. M. Bakst n’a voulu s’inspirer ni des marbres de Praxitèle, ni des statuettes d’argile qu’on modelait en Sicile. Il a imaginé une Grèce très proche de la nature, voisine de celle que chante Leconte de Lisle dans certains Poèmes barbares, ou Mallarmé dans l’Après-Midi d’un Faune. Et cela nous change heureusement de cette Grèce fade et rebattue, parée de tous les roses et de tous les lilas qui habillent aussi le sucre des dragées.
De pareilles recherches indiquent à quel point l’esprit de M. Bakst menace peu de s’attarder ou de s’endormir. Les trois costumes de la Péri sont peut-être, à notre avis, parmi les plus beaux qu’il ait inventés. Eclatants et délicieux comme de molles et riches fleurs, ils s’épanouissent à cote des costumes sobres, précis et détaillés que porteront les personnages du Dieu Bleu, spectacle par lequel M. Bakst va nous surprendre encore. Car cet artiste est semblable à ces jardiniers émérites, qui, avec les bulbes et les graines connues, inventent et créent des feuilles et des fleurs nouvelles. Ces aquarelles en sont pour nous le vivant herbier, qui conserve, en les sublimant, les parfums du magnifique parterre, grâce auquel M. Bakst fait triompher, sur la scène où il travaille, au détriment du triste « côté cour », un radieux « côté jardin ».

Jean-Louis Vaudoyer [p. 7]"
Catalogue Structure
Preface "Léon Bakst", p. 3-7
Catalogue, cat. no. 1-85, p. 9-15

+Gender Distribution (Pie Chart)

+Artists’ Age at Exhibition Start(Bar Chart)

+Artists’ Nationality(Pie Chart)

+Exhibiting Cities of Artists(Pie Chart)

+Catalogue Entries by Type of Work(Pie Chart)

+Catalogue Entries by Nationality(Pie Chart)

Name Date of Birth Date of Death Nationality # of Cat. Entries
Léon Bakst 1866 1924 RU 85
Recommended Citation: "Exposition des Œuvres de L. Bakst." In Database of Modern Exhibitions (DoME). European Paintings and Drawings 1905-1915. Last modified Jan 31, 2019. https://exhibitions.univie.ac.at/exhibition/378